E. François : « La smart city doit rapprocher les citoyens entre eux »

Emmanuel François, organisateur des universités d’été de la Smart buildings alliance for smart cities, qui se tiennent les 30 et 31 août prochains, à Lyon, décrit sa vision du développement du bâtiment intelligent dans la ville durable.

Pourquoi faut-il venir aux SBASC, les universités d’été de la SBA, la smart buildings alliance for smart cities ?

Face aux défis majeurs environnementaux, sociaux et économiques, il devient urgent de repenser notre société en n’hésitant pas à remettre en cause les solutions éprouvées depuis des dizaines d’années.

Emmanuel François, organisateur des universités d’été de la Smart Buildings Alliance for smart cities. © DR

Or nul ne peut trouver la solution seul. Les universités d’été Smart Buildings for smart cities,​ organisées à l’EM Lyon, rassemblent tous les acteurs de la chaîne de valeur​ en vue de trouver des solutions pérennes. Avec, comme préalable, de remettre le citoyen usager au centre et d’envisager des modèles ouverts et intéropérables, on peut créer de la valeur économique, sociétale et environnementale pour tous.

Qu’est-ce que SBA ?

Fondée en 2012, la Smart buildings alliance for smart cities (SBA) est une association regroupant les acteurs de l’industrie du bâtiment et notamment les fabricants, les énergéticiens, les prestataires de services, la maîtrise d’ouvrage, les investisseurs, les acteurs de l’IT et les institutions publiques. L’objectif de la SBA est de développer le bâtiment intelligent dans la ville durable de manière transverse.

En quoi la smart city est-elle un facteur d’inclusion sociale, en France et dans le monde ?

Il est clair que la smart city par vocation est numérique et donc privilégie partage et mutualisation. Elle rapproche les citoyens entre eux autour de ces valeurs et donne accès à des services à un plus grand nombre, comme la mobilité, les logements, la santé, la formation, la culture, le commerce et l’énergie. Arrêtons de dire qu’en 2050, 75 % de la population sera urbaine car cela est peu souhaitable ! Cela ne doit être ni une volonté, ni une stratégie. Et en aucun cas une fatalité… Au contraire, le numérique doit être une opportunité pour développer une économie de proximité, afin de répartir de manière homogène la population sur le territoire.

Avez-vous quelques exemples d’expériences en cours particulièrement intéressantes, en France et dans le monde ?

Aujourd’hui, malheureusement de manière générale, la France est en retard sur certains sujets hormis quelques projets de bâtiments intelligents ready2services comme Flexom par Bouygues immobilier​ ou PB5 par Icade et des quartiers comme Smartseille, IssyGrid ou Lyon Confluence. Certaines villes comme Montréal sont beaucoup plus avancées, je pense en particulier au projet Living Lab de Montréal sur le partage d’espaces et demain sur la mobilité rendue possible via une plateforme blockchain notamment.

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